Archives pour août 2008



Madrigal triste

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Que m’importe que tu sois sage ?
Soit belle ! et sois triste ! Les pleurs
Ajoutent un charme au visage,
Comme le fleuve au paysage ;
L’orage rajeunit les fleurs.

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Je t’aime surtout quand la joie
S’enfuit de ton front terrassé ;
Quand ton coeur dans l’horreur se noie ;
Quand sur ton présent se déploie
Le nuage affreux du passé.

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Je t’aime quand ton grand oeil verse
Une eau chaude comme le sang ;
Quand, malgré ma main qui te berce,
Ton angoise, trop lourde, perce
Comme un râle d’agonisant.

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J’aspire, volupté divine !
Hymne profond, délicieux !
Tous les sanglots de ta poitrine,
Et crois que ton coeur s’illumine
Des perles que versent tes yeux !
Baudelaire

         

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Etre aimé

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 Sais-tu ce qui me manque et ce qui, nuit et jour,
Se refuse à ma soif ardente ? c’est l’amour !
Ah ! c’est vrai, je suis roi, cela doit me suffire;
Roi, vous êtes heureux ! C’est bien facile à dire.
Un roi n’a qu’à vouloir, un roi peut tout. Eh bien,
Retiens ceci, je peux tout, mais je ne peux rien.
las ! j’ai tout un peuple et je n’ai pas une âme.
Ce royaume, le coeur quelconque d’une femme,
Je ne l’ai pas…….
Je puis tout, mettre avec un mot l’Europe en flamme
Tout, hors réaliser ce rêve qu’une femme
M’aime à cause de moi, parce que je suis moi
Quelqu’un, un homme, et non parce que je suis roi !
Un roi n’est jamais sûr d’être aimé pour lui même…
*
Je veux qu’on m’aime ! Hélas ! l’apparence se vend,
Des âmes au marché, cela se voit souvent
Mais la réalité d’un coeur, ce diadème
Ce sommet, cet olympte, être aimé, non pas….
*
Hélas ! est-il donc vrai qu’on puisse sur la terre
Etre beaucoup de coeurs que le deuil solitaire
Dévore, et qui n’ont rien que l’ennui, ce vautour !…
*
J’en veux ma part ! Je veux une main dans ma main.
Sans amour ce n’est pas la peine de naître
Et cela ne sert à rien d’être le maître…

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Ecoute-moi. Voici la chose nécessaire :
Etre aimé. Hors de là rien n’existe, entends-tu ?
Etre aimé, c’est l’honneur, le devoir, la vertu,
C’est Dieu, c’est le Démon, c’est tout.
J’aime et l’on m’aime.
Cela dit, tout est dit.
Pour que je sois moi-même
Fier content, respirant l’air libre à plein poumons,
Il faut que j’ai une ombre et qu’elle dise : aimons !
Il faut que de mon âme une autre âme se double,
Il faut que, si je suis absent, quelqu’un se trouble,
Et me cherchant des yeux murmure : Où donc est-il ?
Si personne ne dit cela , je sens l’exil.
(Victor HUGO)

L’avertisseur

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Tout homme digne de ce nom
A dans le coeur un Serpent jaune
Installé comme sur un trône
Qui, s’il dit : « Je veux !  » Répond : « Non! »

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Plonge tes yeux dans les yeux fixes
Des Satyresses ou des Nixes
La Dent dit : « Pense à ton devoir ! »

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Fais des enfants, plante des arbres,
Polis des vers, sculpte des marbres,
La Dent dit : « Vivras-tu ce soir? »

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Quiqu’il ébauche ou qu’ »il espère,
L’homme ne vit pas un moment
Sans subir l’avertissement
De l’insupportable vipère.

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(Problème de réseau pendant deux jours- poème du dimanche)

AIMONS !

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Aimons toujours ! aimons encore !
Quand l’amour s’en va, l’espoir fuit.
L’amour, c’est le cri de l’aurore,
L’amour, c’est l’hymne de la nuit.

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Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l’astre dit aux nuages,
C’est ce mot ineffable : Aimons !

L’amour fait songer, vivre et croire.
Il a, pour réchauffer le coeur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon, c’est le bonheur !

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Je préfère aux biens dont s’enivre
L’orgueil du soldat ou du roi,
L’ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.

Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l’on se dit : « Qu’en reste-t-il ? »

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L’amour seul reste. O noble femme,
Si tu veux, dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l’amour !

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Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s’éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir.

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ANGE …S

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Ange plein de gaîté, connaissez-vous l’angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu’on froisse ?
Ange plein de gaîté, connaissez-vous l’angoisse ?

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Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l’ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?

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Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs de l’hospice blafard,
Comme des exilés, s’en vont d’un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et rumuant les lèvres ?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres ?

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Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté ;
Mais de toi je n’implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !

*

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Les âmes tremblent…

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Les âmes par moments tremblent épouvantées
De tout ce qu’on peut faire avec des mains gantées
…Nous autres idiots, nous avons peine à croire,
Le linge étant si blanc, que l’âme soit si noire
…Et qu’on puisse marcher dans tant d’ignominies
Avec des bas de soie et des bottes vernies.

Le pauvre homme du peuple avec sa barbe rude
Ne descendra jamais à cette turpitude.

Il sait reculer,quand  il voit la laideur,
Il lui reste à l’âme une honnête pudeur !
Personne n’a pris soin de lui montrer à lire.
On le livra tout jeune à l’instinct animal,
Mais il sait déchiffrer ces deux mots : bien et mal.

 Victor HUGO

EXERCICE

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Vers un village de l’arrière
S’en allaient quatre bombardiers
Ils étaient couverts de poussière
Depuis la tête jusqu’aux pieds

Ils regardaient la vaste plaine
En parlant entre eux du passé
Et ne se retournaient qu’à peine
Quand un obus avait toussé

Tous quatre de la classe seize
Parlaient d’antan non d’avenir
Ainsi se prolongeait l’ascèse
Qui les exerçait à mourir

Apollinaire
 

Au lecteur

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La sottise, l’erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

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Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ;
Nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaîment dans le chemin bourbeux,
Croyants par de vils pleurs laver toutes nos taches.

*****

Sur l’oreiller du mal c’est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

*********

Mais parmi tous les chacals, les panthères, les lices

                                           *********                                            

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !
Quoiqu’il ne pousse ni grands gestes, ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde ;

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C’est l’Ennui ! – L’oeil chargé d’un pleur involontaire,
Il rêve d’échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
- Hypocrite lecteur, – mon semblable, – Mon frère !
(
Baudelaire)

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Châtiments

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 Je sais bien qu’on me dit :
- Tiens-toi tranquille, ami.
Retire-toi de tout.Sors des luttes. Verrouille
Ta porte dont le gond souhaite un peu de rouille,
Calfeutre ton volet, ferme ton paravent.
A quoi bon feuilleter l’histoire en écrivant
Sans cesse ta douleur, pitié, haine des crimes,
Anathème au bourreaux, hymne sombre aux victimes…

***

Oui, la terre est fatale et le ciel est funeste ;
Oui, l’homme est ténébreux ; qu’importe s’il te reste

Ton frais jardin, caché dans dans le creux d’un écueil ?
Le sage rit aux fleurs dans cet immense deuil. -

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- Non. Le devoir est là. Pas de lâcheté. Pas de repos.
L’humanité souffre.
La grande brèche du progrès est ouverte.
La mêlée des méchants écrasant les bons
est plus furieuse et plus noire que jamais.
Je mourrai combattant
(Victor Hugo)
 

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Apollinaire

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L’hiver revient mon âme est triste
Mon coeur ne sait rien exprimer
Peut-être bien que rien n’existe
Hiver de tout hiver d’aimer
Où la peine seule résiste

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Et pourquoi donc mon coeur bat-il
Par la tristesse qu’il endure
Toi qui m’attends ô coeur gentil
Ne sais-tu pas que je m’azure
Pour te rejoindre plus subtil

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Je suis le bleu soldat d’un rêve
Pense à moi mais perds la raison
Vois-tu le songe qui s’achève
Se confond avec l’horizon
Chaque fois que ton eil se lève

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O toi que j’aime éperdument
A qui je pense dès l’aurore
Et tout le jour je vais t’aimant
Et quand vient le soir je t’adore

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Aujourd’hui 9 novembre 2008 nous pourrions commémorer le 90° anniversaire de la mort de Guillaume APOLLINAIRE, né de père inconnu (probablement un officier italien) dont la mère était issue de la noblesse polonaise. Il naquit le 26 août 1880 à Rome  Wilhelm Albert Wlodzimierz Apollinary de Waz-Kostrowicki

Après des études aux Lycées de Nice et de Cannes il devint précepteur dans une famille allemande. Là il tombe amoureux de la gouvernante anglaise qui l’éconduira. Nous devons à ce refus les poèmes de la douleur de la rupture : Annie et La chanson du mal aimé.
Il entretien ensuite une passion chaotique avec Marie Laurencin, tout en se liant d’amitié avec Picasso, Derain, Poullain, Vlaminck et le Douanier Rousseau. A cette époque il décide de vivre de sa plume …poète-journaliste-critique d’art.
En août 1914 il désire entrer dans l’armée, le conseil de guerre le refuse car il n’est pas français. Il entreprend une procédure de nationalisation (acte du 3/9/1917). En décembre 1914 il est accepté.
Peu avant son incorporation il rencontre, en septembre 1914 à Nice, Louise de Coligny Chatillon (divorcée et volage). La rupture intervient en 1915.
Le 17 mars 1916 il est blessé par un éclat d’obus dans une tranchée. Le 10 mai on doit le trépaner.
Il épouse alors Jacqueline, une charmante rousse, en 1918…La même année, le 9 novembre 1918, très affaibli, son organisme ne peut résister à la grippe espagnole, et il rend l’âme. Son ami Picasso a conçu un monument pour son tombeau ; payé avec la vente d’une de ses toiles et d’un Matisse. Bien des visiteurs se rendent au Père Lachaise (division 86) pour admirer l’oeuvre du peintre-sculpteur et rendre hommage au poète.   
 

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"Il est très étonnant que je n'ai pas encore abandonné tous mes espoirs, car ils paraissent absurdes et irréalisables.
Pourtant je m'y accroche, malgré tout, car je continue à croire à la bonté innée de l'homme.
Il m'est absolument impossible de tout consctruire sur une base de mort, de misère et de confusion"

Anne FRANK

"L'humanité serait depuis longtemps heureuse... si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises...ils l'employaient à ne pas les commettre."
Nietzche

Désespérer de toi,
valet du vestiaire ?
Pourquoi ?
Le ciel est grand,
Dieu n'a pas de frontière,
Qui sait ?
Peut-être, un jour,
te sera-t-il donné D'être St Paul,
vers l'aube entraîné ;

Car aujourd'hui féroce,
ignorant et stupide,
Tu gardes les manteaux
pendant qu'on nous lapide

Sers celui qui te sert,
car il te vaut peut-être ;
Pense qu'il a son droit,
comme toi ton devoir ;
Ménage les petits,
les faibles.
Sois le maître
que tu voudrais avoir.

V.Hugo

L’ APOCALYPSE

"Par ses manoeuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres et esclaves, se feront marquer au nom de la Bête ou au chiffre de son nom +++++
C'est ici qu'il faut de la finesse !
Que l'homme doué d'esprit calcule le chiffre de la Bête c'est un chiffre d'homme : son chiffre est 666" ***

St Jean

LA PENSEE

La pensée est strictement individuelle, et c'est par elle que se fait le progrès, non par la société à laquelle s'adonnerait le citoyen bêlant
Cette société, à laquelle d'aucuns opposent l'individu n'a aucune réalité. Rien n'est plus rétrograde, plus dangereux, que de la diviniser
La société n'est qu'un moyen. Mais il est vrai aussi qu'elle se donne comme une fin dès qu'on lui permet. C'est la tyrannie !
Refusons d'être pris au piège du monstre Léviathan qui accentue le sarcasme de son sourire ! Dangereux d'attendre un Thésée nouveau qui exterminera le nouveau Minotaure.
L'hydre ne sera vaingu que par des citoyens vigilants
Si cette lutte toujours recommencée ne devait plus se poursuivre sous le poids des propagandes abêtissantes, sous le fouet des terreurs larvées ou sanglantes
Si cet élan spirituel d'âge en âge transmis devait aujourd'hui s'épuiser
Alors il serait permis d'acquiescer au verdict de Taine :
"Nul homme réfléchi ne peut espérer
.
ALAIN

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