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La défiance

La défiance dans poemes barrepapil

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Roi nous te saluons, sans plier les genoux.
Nous avons une chose à te dire. Quand nous,
Gens de guerre et barons qui tenions la province
Nous avons bien voulu de toi pour notre prince,
Quand nous t’avons donné ce peuple et cet état,
Sire, ce n’était point pour qu’on les maltraitât.
Jadis nous étions forts. Quand tu nous fis des offres
Nous étions très puissants ; de l’argent plein nos coffres,
Et nous avions battu les plus braves soldats ;
Nous étions les vainqueurs. Roi, tu ne marchandas
Aucun engagement, sire, aucune promesse ;
On traita ; tu juras par ta mère et la messe ;
Nous alors, las d’avoir de l’acier sur la peau
Comptant que tu serais bon berger du troupeau
Et qu’on abolirait les taxes et les dîmes
Nous vînmes te prêter hommage, et nous pendîmes
Nous casques, nos hauberts, et nos piques aux clous.
Roi, nous voulons des chiens qui ne soient pas des loups.
Tes gens se sont conduits d’une telle manière
Qu’aujourd’hui toute ville, altesse, est prisonnière
De la peur que ta suite et tes soldats lui font
Et que pas un fossé ne semble assez profond.
Vois, on se garde. Ici, dans les villes voisines,
On ne lève jamais qu’un pieu des sarrasines
Pour laisser passer qu’un seul homme à la fois,
A cause des brigands et de vous autres rois.
Roi, nous te remontrons que ta bande à toute heure
Dévalise ce peuple, entre dans sa demeure.
Y met tout en tumulte et sans dessus dessous
Puis se’en va lui volant ses misérables sous ;
Cette horde en ton nom incessamment réclame
Le bien des pauvres gens qui nous fait saigner l’âme
…/…
Lorsque vous guerroyez et lorsque vous chassez
Et qu’ayant trop de tout, vous n’avez point assez
…/…
Sire pour ne pas être à ce point aumôniers
Et pour ne faire point comme dans ton Autriche,
Avec l’argent du pauvre une largesse au riche,
Nous pouvons, en creusant, retrouver aujourd’hui
Nos estocs sous la rouille et nos coeurs sous l’ennui.
Nous pouvons décrocher de nos mains indignées
Nos bannières parmi les toiles d’araignées
Et les faire flotter au vent si nous voulons.
…/…

Victor HUGO
(La légende des siècles)

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Autres poèmes du dimanche
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L’homme est l’exception.

L'homme est l'exception. dans poemes barrepapil

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Sans que j’eusse parlé, l’Esprit me répondit
As-tu donc oublié ce qu’ailleurs on t’a dit ?
L’homme est l’exception. L’homme est un équilibre
L’épreuve âpre, suprême, auguste, où l’on est libre,
On l’on tâte le sort, avec le sombre droit
De voir le chemin large et de prendre l’étroit,
Où rien ne semble écrit qu’en obscurs caractères,
Où l’on a sous la main, pour choisir, deux mystères,
Oui, non ; deux avatars : l’archange et l’animal ;
Deux ténèbres : le bien  plein d’angoisse et le mal ;
Cette épreuve orageuse, effrayante, diverse,
C’est l’homme frissonnant et noir qui la traverse,
Indécis, hésitant, grave, attentif, forcé,
Ignorant l’avenir, d’ignorer le passé…./…
Sache-le, toi qui veux pénétrer et connaître,
Il n’est rien qui ne soit exprimé par un être,
Sous peine de ne point exister , et qui n’ait
Son moi dans cette nuit que l’infini connaît,
Dieu, c’est la vérité ; Satan c’est le mensonge ;
L’homme est le doute. Errant fait d’argile et de songe,
Par quelqu’un qui lui parle en secret retenu,
Il donne les deux mains dans l’ombre à l’inconnu…./…
Jonction d’un mystère et de l’autre soudure
De ce qui passe avec ce qui persiste et dure,
Point d’intersection de deux obscurités,
L’homme a deux yeux que l’ombre ouvre à deux cécités.
Pensif, ayant le monde entier pour conjecture,
Soupçonnant dans l’instinct brutal la forfaiture,
Le  mal sous les plaisirs, le bien sous les ennuis
L’homme est le double aveugle à tâtons dans deux nuits.
…/…
Et bon pour l’espérance, il ne connaît du sort
Que la crèche où l’on entre et la tombe où l’on sort.
…/…
Songeur, bien au-delà de votre monde étroit,
Dans des globes flottant au fond des  étendues,
Des races comme vous sont partout répandues.
Pour qu’aucun échelon ne manque à l’infini,
Que l’azur divin reste aux ténèbres uni
Que la transition des gouffres soit possible
Il faut que l’homme soit ; car, dans l’inaccessible,
Entre l’être d’en bas et les êtres des cieux,
Les humanités sont des ponts mystérieux.

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HUGO

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Autres poèmes du dimanche
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La Conscience

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Lorsque avec ses enfants  vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
Au bas d’une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et se fils hors d’haleine
Lui dirent : – « Couchons-nous sur la terre, et dormons ».

…/…

Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil ; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
…/…
Tous ses fils regardaient trembler l’aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous les tentes de poil dans le désert profond :
-« Etends de ce côté la toile de la tente. »
…/…
Et le soir on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des nœuds de fer,
Et la ville semblait une ville d’enfer.
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d’entrer ».
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l’aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. –« O mon père ;
L’œil a-t-il disparu ? » Dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : -« Non il est toujours là. »
Alors il dit : – Je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien »
On fit donc une fosse, et Caïn dit : « C’est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre
.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur le son front fermé le souterrain,
L’œil était dans la tombe et regardait Caïn.

***
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La Légende des siècles
V.H.
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Autres poèmes du dimanche
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Sais-tu ce qui me manque…

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Sais-tu ce qui me manque et ce qui nuit et jour,
Se refuse à ma soif ardente ? c’est l’amour !
Ah ! c’est vrai, je suis roi, cela doit me suffire ;
Roi, vous êtes heureux ! C’est bien facile à dire.
Un roi n’a qu’à vouloir, un roi peut tout. Eh bien,
Retiens ceci, je peux tous, mais je ne peux rien,
Hélas ! j’ai tout un peuple et je n’a pas une âme.
Ce royaume, le coeur quelconque d’une femme,
Je ne l’ai pas !
…/…
Je puis tout, mettre avec un mot l’Europe en flamme,
Tout, hors réaliser ce rêve qu’une femme
M’aime à cause de moi, parce que je suis moi
Quelqu’un, un homme, et non parce que je suis roi !
…/…
Je veux qu’on m’aime ! Hélas ! l’apparence se vend,
Des âmes au marché, cela se voit souvent,
Mais la réalité d’un coeur, ce diadème,
Ce sommet, cet olympe, être aimé, non pas même
Avec le don d’un astre on l’achète pas !
…/…
Hélas ! est-il donc vrai qu’on puisse sur la terre
Être beaucoup de coeur que le deuil solitaire
Dévore, et qui n’ont rien que l’ennui, ce vautour !

…/…

Victor HUGO
(15 mars 1874)

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Pour l’autre poème du dimanche
http://osee3.unblog.fr/2009/08/23

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Leurs puissants chefs…

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Les hommes sont à l’oeuvre en leur antre profond,
La grande cité sombre ; ils font tout ce qu’ils font
Avec de la noirceur et de la petitesse ;
Leurs puissants chefs, qu’on nomme empereur, Sire, altesse,
Sont chétifs ; les passants vont et viennent autour
Du soldat dans sa tente et du roi dans sa tour ;
La foule rôde et guette, agitée et diffuse ;
Et le maître a la force et l’esclave a la ruse ;
Des chars roulent, on bat l’enclume, la rumeur
Passe et disperse au loin des noms comme un semeur ;
La haine est dans les coeurs, le fiel est dans les bouches,
Et les évènements sortent de là, farouches,
Le bien se forge avec le mal ; tout est mêlé ;
Une porte dont nul ici-bas n’a la clé,
Ferme la destinée, enceinte ténébreuse ;
Et tous y sont murés ; on fouille, on sonde, on creuse,
On cherche ; et le penseur rêve devant l’effort
Et le grand bruit que font ces condomnés à mort.

*

Victor HUGO
8 février 1874

*

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*

Pour les autres poèmes du dimanche
http://osee3.unblog.fr/2009/08/16
http://monutopie.unblog.fr/2009/08/16
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Spleen LXXVI

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***
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Pluviôse, irrité contre la ville entière
De son urne à grands flots verse un froid ténébreux
Aux pâles habitants du voisins cimetière
Et la mortalité sur les faubourgs brumeux.

*

Mon chat sur le carreau cherchant une litière
Agite sans repos son corps maigre et galeux ;
L’âme d’un vieux poète erre dans la gouttière
Avec la triste voix d’un fantôme frileux.

*

Le bourdon se lamente, et la bûche enfumée
Accompagne en fausset la pendule enrhumée,
Cependant qu’en un jeu plein de sales parfums,

*

Héritage fatal d’une vieille hydropique,
Le valet de coeur et la dame de pique
Causent sinistrement de leurs amours défunts.

***
*

Baudelaire.
Les fleurs du mal

    

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Vous êtes calme…

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***

*

Vous êtes calme, vous voulez un voeu discret,
Des secrets à mi-voix dans l’ombre et le silence,
Le coeur qui se répand plutôt qu’il ne s’élance,
Et ces timides, moins transis qu’il ne parait.

…/…

Le pêcheur, s’il prétend vous connaître et vous plaire,
O vous qui nous aimant si fort parliez si peu,
Doit et peut, à tout temps de jour comme en tout lieu,
Bien faire obscurément son devoir et se taire.

…/…

Donnez-leur, ô mon Dieu, la résignation,
Toute forte douceur, l’ordre et l’intelligence,
Afin qu’au jour suprême ils gagnent l’indulgence,
De l’Agneau formidable en la neuve Sion,

*

Afin qu’ils puissent ire : « Au moins nous sûmes croire »,
Et  que l’Agneau terrible, ayant tout supputé,
Leur réponde :  « Venez, vous avez mérité,
Pacifiques, ma paix, et douloureux, ma gloire ».

*********
***
Verlaine
(Sagesse – III)

***
*

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L’invitation au voyage

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***
*

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traites yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l’âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté;

*****
*

Baudelaire
***
*

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Ni prêtres, ni soldats…

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*

Ni prêtres, ni soldats. Hommes, soyez des hommes !
La tonsure et le casque, en ce monde où nous sommes,
Sont le même affreux cercle autour du front humain.
N’ayez ni goupillon au poing ni sabre en main.
Le cloître est imbécile et la caserne est sombre.
Ah ! Vivez ! Entendez derrière vous dans l’ombre
La femme furieuse attachée à vos pas
Vous crier : – Si je fais des enfants ce n’est pas
Pour qu’un Dieu me les vole et qu’un roi me les tue !

***
*

Victor HUGO
***
*

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…l’homme juste est risible.

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A de certains moments, l’homme juste est risible.
Tous les archers moqueurs prennent l’honneur pour cible ;
Les choses et les mots changent de sens ; on est
Barbès, Garibaldi, Baudin, lisez : benêt ;
Caton est le Sosie auguste de Jocrisse ;
Prudence et dignité se nomment avarice ;
Tout est défiguré, calomnié, noirci ;
Un front de vierge n’est qu’un masque réussi.
Quoi ! vous vous dites pur, vous me croyez donc bête.
Quel est votre motif secret pour être honnête ?
Le bien suspect confine au mal ; pas de vertu
Qui ne vienne d’un vice immonde qu’on ait eu ;
Oh ! s’il vivait, celui qu’on mena chez Pilate
Sanglant, coiffé d’épine et vêtu d’écarlate,
Comme on reprocherait, en glosant là-dessus,
La Madeleine au Christ et saint-Jean à Jésus !
Comme on l’appellerait sacrilège, profane,
Fourbe ! comme on rirait de ce dieu sur un âne !
Car on a tant d’esprit qu’on est inepte ; on dit :
Monk est un paladin, Bayard est un bandit.
Un contresens hideux fausse les âmes viles.
O grandeurs des vieux temps. Laissez-nous donc tranquilles !
La déroute, l’orgie, et la peur sont nos soeurs ;
Ceux qu’on nomme héros, nous les nommons poseurs ;
Les invincibles sont suivis des incurables.
…/…

Victor Hugo
Poésie politique et satirique

***

*

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"Il est très étonnant que je n'ai pas encore abandonné tous mes espoirs, car ils paraissent absurdes et irréalisables.
Pourtant je m'y accroche, malgré tout, car je continue à croire à la bonté innée de l'homme.
Il m'est absolument impossible de tout consctruire sur une base de mort, de misère et de confusion"

Anne FRANK

"L'humanité serait depuis longtemps heureuse... si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises...ils l'employaient à ne pas les commettre."
Nietzche

Désespérer de toi,
valet du vestiaire ?
Pourquoi ?
Le ciel est grand,
Dieu n'a pas de frontière,
Qui sait ?
Peut-être, un jour,
te sera-t-il donné D'être St Paul,
vers l'aube entraîné ;

Car aujourd'hui féroce,
ignorant et stupide,
Tu gardes les manteaux
pendant qu'on nous lapide

Sers celui qui te sert,
car il te vaut peut-être ;
Pense qu'il a son droit,
comme toi ton devoir ;
Ménage les petits,
les faibles.
Sois le maître
que tu voudrais avoir.

V.Hugo

L’ APOCALYPSE

"Par ses manoeuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres et esclaves, se feront marquer au nom de la Bête ou au chiffre de son nom +++++
C'est ici qu'il faut de la finesse !
Que l'homme doué d'esprit calcule le chiffre de la Bête c'est un chiffre d'homme : son chiffre est 666" ***

St Jean

LA PENSEE

La pensée est strictement individuelle, et c'est par elle que se fait le progrès, non par la société à laquelle s'adonnerait le citoyen bêlant
Cette société, à laquelle d'aucuns opposent l'individu n'a aucune réalité. Rien n'est plus rétrograde, plus dangereux, que de la diviniser
La société n'est qu'un moyen. Mais il est vrai aussi qu'elle se donne comme une fin dès qu'on lui permet. C'est la tyrannie !
Refusons d'être pris au piège du monstre Léviathan qui accentue le sarcasme de son sourire ! Dangereux d'attendre un Thésée nouveau qui exterminera le nouveau Minotaure.
L'hydre ne sera vaingu que par des citoyens vigilants
Si cette lutte toujours recommencée ne devait plus se poursuivre sous le poids des propagandes abêtissantes, sous le fouet des terreurs larvées ou sanglantes
Si cet élan spirituel d'âge en âge transmis devait aujourd'hui s'épuiser
Alors il serait permis d'acquiescer au verdict de Taine :
"Nul homme réfléchi ne peut espérer
.
ALAIN

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